La parole pour tous dans la construction esportive

Premier tournoi majeur de la saison, la digitAlsace n’a pourtant pas échappé à ce virus qui, chaque année, touchent nos compétitions. Et cette question que l’on n’empêche plus de se poser peut se lire sur les lèvres d’une majorité d’organisateurs : Comment doit-on appréhender un mauvais tirage qui regrouperait tous les favoris dans une poule ou dans une partie de l’arbre final ? Question compliquée et proposition de réponse simple. Encore faut-il vouloir l’appliquer.

Ce débat de fond a l’habitude de revenir ici et là sur le devant de l’actualité à chaque compétition mal préparée. Cette fois-ci, le déclencheur, c’était la digitAlsace. Il fut l’objet d’un mini-article durant le reportage dédié à la compétition sur Esportsfrance et composaient les récap de ce dit site ainsi que celui de team-aAa. D’ailleurs dans ce dernier, Guillaume “BadGui” Passaglia qualifiera d’ailleurs le tournoi féminin de “grosse blague“, repoussant davantage la faute sur l’association en charge de cette partie de la compétition, Lan Evasion.

Mon point de vue, c’est surtout que la digitAlsace est responsable de ses tournois. Et parfois, lucidité peut rimer avec annulation. S’en remettre au hasard avec l’éventuelle bonne organisation d’un tiers, c’est se condamner à des erreurs qui tôt ou tard finiront par arriver. D’autant que Mr. Joan, organisateur en chef de la digitAlsace aurait forcément du se rendre compte que, selon les mots de team-aAa, ce tournoi était voué à être “géré par des admins sans expérience et très jeunes“. En somme, une catastrophe inévitable était largement prévisible. Sauf si négligence il y a. Et négligence il y eût.

Maintenant, au lieu de s’en remettre à une éventuelle responsabilisation d’organisateurs parfois très étourdis malgré leur réputation (l’Atomic ReSO à CS est le premier exemple qui me vient à l’esprit) -et je ne parle pas des petites compétitions- une solution indépendante s’impose sous la tutelle indispensable de Games-Services, le garant de la saison.

Car c’est un fait, plus le temps passe et plus Games-Services développe des outils réglementaires censés être appliqués par les organisateurs locaux qui auront bénéficié de l’homologation ESWC France. Mais quand se pose un problème causé par une faille du système global, l’entreprise parisienne a eu coutume de rejeter la faute sur ces petits organisateurs qui ne sont pas pour la plupart du temps vraiment responsables de leurs actes, n’ayant pas pris connaissance de tous les mécanismes qui régissent la saison ni des problématiques qui leurs sont associés. Ils ont la tête suffisament chargée par leur évènement, et ça se comprend, pour ne pas se soucier du reste.

L’exemple parfait restera celui de la saison 2004/2005 qui avait vu Games-Services rejeter la faute sur Futurolan, l’organisateur de la Games-Assembly, coûtant la qualification d’une équipe pour la Coupe de France, sans l’avoir réparé a postériori.

Je propose donc une mise en place ponctuelle d’une commission d’experts qui serait chargée, entre autres, en amont de situations conflictuelles et à partir d’une liste d’inscrits arrêtée (une date butoire rendue publique serait donc à définir) d’établir une liste de seeds ainsi qu’une structure du ou des tournois qui pourraient poser problème. Ce serait un moyen pour les organisateurs de se sentir accompagnés s’ils se sentent lâcher prise.

Je vais diviser son explication en trois points. Qui ? C’est-à-dire sa composition. Comment ? C’est-à-dire la manière de l’invoquer. Quoi ? C’est-à-dire ses possibilités d’actions.

Qui la composerait ?

Ca reste une question difficile car dans le cas d’une telle commission, il est nécessaire qu’elle prenne en compte les trois groupes qui se dégagent :

  1. L’organisateur de la saison (Games-Services) : L’organisateur de la saison désigne l’un de ses membres pour présider* ce collège afin de garantir l’équité sportive dont il est l’ambassadeur. La présence du Community Manager est aussi indispensable dans ce processus car il est le responsable du bon déroulement de la saison.
  2. Le Groupe des Organisateurs (GO) : Il est représenté par un organisateur de la compétition dont il est question ainsi qu’un représentant des organisateurs** qui ne soit pas lié à Games-Services.
  3. Le Groupe des Joueurs (GJ) : Il est composé de 2 personnes** qui ne sont pas impliquée directement ou indirectement dans des équipes. Elles auront pour tâche de représenter les intérêts des joueurs.

* : Le président du collège d’experts est nommé pour toute la durée d’une saison.

** : La désignation du représentant des organisateurs et des deux représentants des joueurs est laissée au soin du président du collège d’experts et ce pour la durée de la tenue du collège d’experts.

PS : Si vous avez une autre idée de nomination des représentants, faites-le donc savoir en commentaires. Je suis conscient que l’indépendance de ces représentants vis-à-vis de Games-Services pourrait être compromise du fait qu’ils sont nommés par le président lui-même nommé par Games-Services. Mais encore une fois, il faut en appeler à la responsabilité de tous les acteurs et essayer de faire confiance à un système qui veut se prendre en charge plutôt que de subir.

Comment pourrait-on l’invoquer ?

Il faudra en faire la demande auprès du président de la commission. Chaque groupe en aura la possibilité en respectant certaines conditions :

Pour l’organisateur de la saison (Games-Services). Ce sera à la demande de son Community Manager.

Pour les joueurs. Pour des raisons pragmatiques, la commission ne pourra pas être invoquée par n’importe quel joueur. Ce sera donc à la demande des deux représentants du groupe des joueurs. Si un joueur lambda veut l’invoquer, il devra en faire la demande auprès du GJ et en obtenir son accord. Ce joueur ne sera pas présent directement dans la commission, ses intérêts étant défendus par le GJ.

=> Précision : Dans le cas où la commission est invoquée suite à la demande du groupe de joueurs, alors la compétition en question aura le droit de désigner son représentant afin qu’il constitue, avec le représentant des organisateurs, le GO.

Pour les organisateurs. Une compétition homologuée qui voudra invoquer la commission devra désigner un émissaire. Cet émissaire devra d’abord impliquer l’intérêt du représentant des organisateurs. Une fois son accord obtenu, alors ces 2 personnes (l’émissaire de la compétition + le représentant des organisateurs) feront la demande officielle auprès du président de la commission. Si le président accepte, ces 2 personnes formeront alors le GO pour la durée de la tenue de cette comission.

=> Précision : Dans le cas où les deux tiers de la commission (Soit GS + GO, soit GS + GJ ou GO + GJ) sont d’accord pour qu’elle soit invoquée sur un sujet précis, alors le président n’a pas à donner son accord. Elle est invoquée irrémédiablement.

Quelles seront les décisions de la commission ?

Là encore, c’est aux différentes parties d’en décider. Si la commission est invoquée, alors elle droit traiter du sujet pour laquelle elle a été invoquée. Ce sera donc aux composantes de la commission, en choisissant de soutenir ou non une demande, de décider des sujets traités. On pourra en revanche essayer d’imaginer les usages envisageables d’une telle commission..

Premièrement, usage de prévention. Par exemple, concernant tout ce qui se déroule en amont des tournois. Le choix des seeds, le choix des structures, des maps, etc. Ce qui aurait permis d’éviter bien des problèmes de la digitAlsace.

Deuxièmement, usage d’appel. Imaginons qu’un joueur est banni de la saison par Games-Services pour avoir fraudé au niveau des comptes. Si le joueur en question arrive à convaincre le GJ et le GO d’amener sur le devant de la table cette question à la commission, une nouvelle fonction apparait : une fonction d’appel. Jusque-là, les joueurs n’avaient aucun moyen de défendre leurs intérêts, tout s’en remettait à la bonne volonté de Games-Services.

Troisièmement, usage réglementaire. Afin de discuter par exemple des différentes réglementations qu’impose, sans échanges officiels, Games-Services. Ce serait aussi un moyen de proposer de nouvelles règles suites à des problèmes qui se poseront au fur et à mesure du développement du sport électronique.

Conclusion

Pour conclure, la mise en place d’une telle commission permettrait enfin un débat démocratique dans un domaine qui se trouve fragilisé, et par sa jeunesse, et par les relations qu’elle entretient presque trop intimement avec les business-man du secteur. Ce serait enfin une occasion pour tous ces acteurs de trouver une réelle manière d’exprimer leurs souhaits, leurs volontés et leurs ambitions. D’engager des discutions.

La structure de cette commission d’expert peut aussi très bien être adaptée / modifiée dans une autre configuration mais il me semble au moins nécessaire qu’une organisation de ce type -quelle qu’en soit sa forme- soit mise en place pour donner la parole à tous, rôle qu’essayait d’emprunter jusque là, avec des problèmes de justesse évidents, nos médias spécialisés.

PS : Je ne sais pas si la commission aurait pour fonction de prendre des décisions, d’imposer un verdict. Ou alors de conseiller les différentes parties qui la composent. Vous en pensez quoi ? Car si on s’en tient à la prise de décision, il faut que quelque chose soit là pour surveiller si les dispositions ont été prise. Et si c’est en tant que conseillère dont il s’agit, il faudrait imaginer un système qui mette en garde dans le cas où les conseils de la commission ne sont pas entendus à leur juste valeur.

Manuel “manuuu” Raynaud, en pleine construction.

14 commentaires

  1. Lep0laC
    1 November 2007

    moi je pense que pour éviter ce genre de problèmes. Il faut nommer quelques admins comme étant admins attitrés des gros tournois.
    Il y a en france 5/6 admins qui font beaucoup de tounois et sont très expérimentés. Je trouve que payer quelques euros un admin compétent, ca serait une bonne idée. C’est pas 300€ qui va tuer le budget d’un gros event, et ca éviterait ce genre de dérapages.

    En cas de problème, un coup de fil à Games-Services pendant l’évènement ne coûte pas bien cher.

    En plus, ca existe déja quasiment, et on sait très bien que Games-Services est plus rassuré quand c’est un admin d’expérience aux commandes, et peut ptet même l’imposer dans certains cas.

    Je pense qu’un commité c’est un ptet un peu beaucoup. Puis établir une liste de seeds en amont c’est quasi impossible. Si on utilise des chapeaux à l’eswc c’est pas pour rien.

    Après dans des évènements comme la digitalsace, le problème ca n’a pas été de pas faire les seeds. C’est d’attribuer correctement les poules.
    Quand on fait un chapeau de 8 équipes, c’est qu’on ne peut pas les seeder. Mais parmi ces 8 équipes, il est quand meme fort probable qu’on arrive à distinguer les 2 voire 4 meilleurs (sans les classer par ordre).
    Il suffit donc de tirer les poules, et de leur attribuer les numéros ensuite.
    Par ex : je mets telle poule en poule1 comme ca, elle croisera avec la poule 4, comme ca untel et untel les meilleurs ne seront pas dans le mem e arbre.

    Le problème c’est aussi la mentalité des joueurs. Ils remettent en question les admins en permanence, d’ou l’intérêt d’avoir un admin expérimenté et sur de soit, ne se laissant pas marcher sur les pieds.

    Quand un admin a géré de grosses équipes internationales, il ne se laisse pas impressionner par le manager de X ou X équipe francaise ;)

  2. Manuel Raynaud
    1 November 2007

    tu remarqueras que je ne me suis pas contenté d’ouvrir le débat sur le seul cas de la digitalsace. Ca concernerait d’autres faits. Quand je dis qu’il faudrait décider d’une liste de seeds, elle pourrait tout aussi bien décider des chapeaux ou d’inciter l’organisateur à utiliser un système de chapeaux.
    Je voulais aussi rajouter que, la commission s’étant déroulée, les joueurs auraient un meilleur sentiment d’avoir été entendu au préalable, et donc, cela aurait un effet bénéfique sur leur comportement, post-commission. Elle a cette fonction d’apaiser les relations du fait d’une écoute de tous les acteurs au préalable.

    On peut aussi très bien imaginer que cette commission ne se réunisse que par exemple, une fois tous les trimestres (ce qui est probablement plus facilement réalisable) et traiterait ainsi pas mal de sujets d’un coup.

  3. Lep0laC
    1 November 2007

    tout à fait d’accord, les joueurs se sentiraient mieux effectivement.
    Mais je trouve tout ceci bien lourd comme système, et je pense qu’on pourrait arriver à un bon consensus sans commission.
    Comme je le disai, quelques bons admins feraient le tour des lans, des gens en qui GS a confiance, et ca marcherait nickel.
    Dans beaucoup de disciplines y’a ca, des arbitres officiels, des juges arbitres ATP(tennis) etc….
    Remarque, au tennis aussi y’a un commité…c’est vrai

  4. Edin Muradbegovic
    1 November 2007

    En Formule 1 aussi. C’est je pense une idée qui demande du travaille pour la réaliser mais qui serait bénéfique pour la scène française si elle arrivait à être réalisée.

  5. RicardCoCa
    2 November 2007

    Je suis d’accord sur laliste des seeds , d’ailleurs normalement elle est faite par le classement , et comme l’an passée , les premiers events dela saison posent probléme en la matière.

    Pour ce qui est de l’idée de la comission , il faut savoir que le systéme aujourd’hui est international , ce qui pose probléme dans ta réflexion.

    Pour revenir à la digitalsace ,moi y quand meme une phrase qui ma choqué de la part d’un joueur d’une tam seedé : “je suis pas venu jusqu’ici pour rencontrer emulate en 1/4″ (reprise des mots a quelques détails prets) , de qui se moque t on ?
    C’est pas parce qu’on s’apelle intel qu’on a la droit a une autroute dans le bracket.Ca remet en cause tout le sens d’une compétition et a ce moment la les “moyennes équipes” ont aucun chance de faire un résultat !

  6. Fourmi-Six
    2 November 2007

    On pourrait imaginer aussi que Games Services homologue certains admin, apres formation, evaluation…(meme si ca demande temps+argent :/)
    L’idée de comission pour etre plus reactif face aux problemes rencontrés sur la scene serait utile (c’est indeniable), encore faut-il que tous le monde y trouve son compte.
    Federation, comission…qui fera le premier pas?

  7. RicardCoCa
    2 November 2007

    Fourmi , meme probléme que pour la comission ,aujourd’hui c’est eswc plus cyberleagues …

  8. Manuel Raynaud
    2 November 2007

    je vois pas trop le problème. Eswc.com fait suffisament bien la différence entre tous les différents portails qui existe. C’est pour ça que j’ai dit “ESWC France” et pas ESWC tout court. Cette commission serait évidemment rattachée au cas français, à la saison française, du fait de ses représentants qui ne pourront qu’être français…

  9. MrWh1te
    2 November 2007

    Une fois de plus c’est vouloir s’attaquer aux effets plutôt qu’aux causes. Ce ne sont pas des commissions fantoches ou des complications administratives qui vont résoudre les problèmes de l’e-sport français.

    Que Games-Services chapote tout, est déjà un problème. Puisque Games-Services ne respecte pas la loi de l’e-sport, mais la loi du profit. Ainsi on peut dire adieu à toute considération éthique et humaine. Le joueur cesse d’être un homme avec une âme, il devient une entité économique. C’est-à-dire un vulgaire consommateur, un « gogo » que l’on cherche à appâter coûte que coûte. Que les jeux en réseaux puissent conduire des joueurs à la ruine, à l’abandon de leur étude, à leur exclusion de la société, cela Games-Services s’en moque. Il serait pourtant bienvenu de s’intéresser à ces problèmes et de nourrir enfin un discours de prévention, mais ce serait plutôt là une tache qui devrait être confiée à une fédération de joueurs.

    D’autre part, créer cette commission, c’est naturellement aller dans le sens des grosses équipes qui veulent conserver le « monopole du gain ». Ce sont ici les affres de la compétition meurtrière et sans pitié qui se révèlent ; la course à l’argent, destructrice de la cohésion et de l’amitié. De plus, pour un article qui se veut critique et réflexif, qui souhaite avancer une « soi-disante » solution, s’appuyer dés le départ sur les propos d’un membre de aAa montre clairement de quel côté on est. On est du côté des grands à qui ont a juré fidélité et à qui on continuera de lécher les boules pendant encore longtemps. Qu’est-ce que cela fait si les meilleures équipes de la compétition s’entredéchirent avant même les phases finales ? Si cela est le fruit du hasard, alors il n’y a pas d’injustice.

    Les seeds ont été inventé pour satisfaire les intérêts des grosses équipes ou plutôt des grosses organisations. Puisque aujourd’hui, il n’y a plus d’équipe, seulement des grosses structures qui s’envoient et se renvoient les meilleurs joueurs. Ce que l’on appelle les « grosses équipes », sont des équipes qui n’ont plus d’identité. Ce sont des formations recomposées qui drainent avec elles un amas de vils personnages qui ne jurent que par le profit. Voilà bien le vrai problème de fond. C’est ce microcosme e-sportif français qui continue de s’octroyer tous les honneurs et qui crie dés qu’on touche à ses privilèges financiers. Si l’on veut changer l’e-sport, c’est ce microcosme qu’il faudra avant tout réduire à néant. Cependant, on ne peut pas dire que les médias d’aujourd’hui aient choisi d’aller dans cette direction. Au contraire, ils se font les porteurs officiels de l’idéologie financière de toutes ces grosses organisations qui font de l’e-sport quelque chose de sale.

    Il faut en revenir à un e-sport sans privilèges, gérer et organiser par des joueurs, loin des puissances de l’argent, où l’émulation et le jeu bon enfant restent la règle.

  10. Manuel Raynaud
    3 November 2007

    Si t’avais un tant soit peu analyser (est-ce là vraiment ton but ?) ce que j’essayer de montrer en citant team-aAa, jamais tu n’aurais sorti une telle ânerie.
    En lisant la review team-aaa, on apprend en substance qu’en gros, Mr.Joan est parfait et que la faute est à repousser sur les organisations qui l’ont aidé (et surtout qu’il a choisi). Ce que moi j’apporte, c’est une critique de ce constat que tu n’as semble-t-il pas voulu intégrer.
    Pour le reste, tu te nourris d’une contestation qui n’a aucun fondement, tu te nourris sur la théorie du complot. Encore, quand besancenot avec sa LCR critique les grands PDG et les parachutes dorés, il a de quoi critiquer. Alors que toi, tu ne soulèves rien. Si encore une fois, t’avais lu la review de team-aAa, t’aurais aussi probablement remarqué que Badgui, qui ne dit pas que des bêtises, constate avec humilité l’échec des aAa.cs. Sans développer (j’avoue que c’est assez rare) des excuses à deux balles pour l’expliquer.
    Un peu d’humilité ne te ferait pas de mal, arrête de vouloir pointer du doigt, lorsqu’on cherche à développer des terrains d’entente, cette disparition de la lutte des classes dont tu es un grand partisan.

  11. Gorilla-_-
    3 November 2007

    Wh1te ton cas est vraiment désespérant!
    Tu semble être une parfaite caricature du paranoïaque anti-capitaliste de base.
    A partir du moment où tu proclames que games services, team aaa, esportsfrance & autres “puissants” sont, primo, tous dans le même panier, secondo, qu’ils ne cherchent qu’à se faire de la tune sur notre dos et tertio qu’ils ne cherchent de toute façon pas à faire progresser l’esport; il devient juste impossible d’avoir un échange constructif avec toi. Plutôt que de t’intéresser à l’esport tu devrais poster sur d’obscurs forums qui prouve par A+B que la théorie d’un complot inter-planétaire de la Wolrd Company est bien réel et que, ne l’oublions pas, “Big Brother is watching you!” ;)

    Sinon en ce qui concerne cette proposition de commission ça serait parfait pour faire les choses dans la règle de l’art, seul problème, comme il a été dit plus haut, j’ai peur d’un manque de réactivité à cause d’une certaine lourdeur du système.
    Ce qui pousse les admins de lans à prendre les mauvaises décisions, à commettre des fautes, c’est qu’ils sont pressés par le temps.
    Justement les joueurs/manager qui posent des réclamations l’ont bien compris, en gelant le déroulement de la compétition il force l’admin à aller dans leurs sens, vu que l’admin a des impératifs d’horaires à respecter, il veut éviter à tout prix que ça s’éternise.

    Comment débloquer rapidement une situation alors?
    Soit en ayant recours à une sorte de bible de l’organisation d’une lan, un document rédigé conjointement par GamesServices, les principaux orga de lan française et un panel de club.
    Ce document devra être précis, complet et évolutif (ajout de nouvelles entrées à chaque problèmes recensés) et permettra de trouver facilement une solution à une situation donnée.
    Attention ça devrait être un document de type “solutions en cas de problème” pas de type “règles stricts à appliquer” car les orgas d’une lan ont bien le droit de la gérer comme bon leurs semblent (y compris avec des formats de tournois spéciaux style ronde suisse&co…)

    Soit, comme dit au-dessus, avec des admins réputés et reconnus par GS pour leur expertise et dont la parole fera foi.

    Soit encore avec l’assurance d’avoir un permanent à GamesServices, chaque weekend où se déroule une lan homologué ESWC. Il sera consultable d’un simple coup de fil et il aura pour fonction de trancher les décisions d’arbitrages et d’organisations, au nom de GS, de manière définitive si la solution n’est pas trouvée sur place.
    Et pour éviter que les admins de la lan se disent “non on l’appel pas, c’est trop la honte, il va penser qu’on assure pas” on peut imaginer que le permanent aura pour tâche d’appeler chaque jour de lui-même les admins de la lan pour avoir un état de l’avancement des tournois homologués et une remontée rapide d’informations.

    Bon c’est juste quelques idées comme ça mais je suis d’avis qu’un document clarifiant l’organisation et l’arbitrage des tournois ESWC et rédigé conjointement par les intéressés pourrait être pas mal utile!
    Et pourquoi pas consultable sous la forme toute bête d’un wiki par exemple?

  12. Manuel Raynaud
    4 November 2007

    En fait, moi je vois plus la commission pour désamorcer des problèmes avant qu’ils ne se posent, afin que par définition, ils ne se posent plus pendant l’évènement. Son but est de traiter les causes avant qu’il n’y ait de conséquences.

  13. fbg
    5 November 2007

    On dirait la fonction du conseil constitutionnel qui tranche sur la forme et non sur le fond, assez intéressant.

    Peut être que le corps électif pourrait être élargi avec une ou plusieurs personnes ayant déja fait leurs preuves en matière décisionnelle (impartialité, qualités humaines, expérience…), ainsi qu’organiser une juridiction de recours indépendante de games services en charge de trancher les litiges entre les équipes et games services, et dont cette derniere devrait soit s’y conformer obligatoirement, soit au moins qu’elle émette des “recommandations”.

    bref.

  14. Netbios
    27 March 2008

    Je suis tout a fais d’accord avec tout ce que vous dites, mais j’aimerai revenir sur le tournois ‘Girl’ de la digitalsace, l’association lan-evasion étant chargée du tournois avait tout préparée, tout orchestré et revue en détail, mais il c’est avéré que l’organisateur principal de la lan, a ajouté à la charge de cette jeune association un second tournois, quelques jours avant la lan… Pour ne pas dire, mais cela a vraiment mis la pagaille au sein de leurs staff, le croisement des deux tournois (international et français) à vraiment tout désordonné…

    Mais c’est aussi un moyen de dire qu’il faut effectivement pour ce genre d’évènement des administrateurs qualifiés sachant faire ce qu’il faut au moment ou il faut.

*

*

(Commentaire modéré a priori)