Je me suis lancé dans l’esport et je persiste, car…

- j’ai beaucoup aimé Half-life seul, j’ai adoré Counter-Strike à plusieurs,

- j’avais un professeur de sport qui ne voyait que par le foot et la compétition,

- pendant 6 ans, j’ai reçu des cours d’accordéon diationique,

- 90 % de l’offre vidéo-ludique était (98% aujourd’hui) soporifique,

- je suis un peu fou et con et j’aime la concurrence,

- le mapping, c’est bien, mais l’acte de création restait trop encombrant et j’étais trop jeune pour l’assumer…

- newser sur le mapping (à l’époque csmapsworld.com) m’a permis de découvrir rapidement mes limites…

- je voulais une expérience qui touche d’autres individus,

- j’ai aimé organiser une lan de 70 joueurs et presque achevé sa deuxième édition. Je n’imagine pas le courage nécessaire pour organiser un évènement de plus de 200 joueurs,

- la télévision, morbide, fatigante et redondante, ne m’incitait pas vraiment à changer d’activité,

- electronic-sports.com a subit une importante vague de départ durant l’été 2004, ils recrutaient,

- comme je n’avais rien à faire, que j’avais passé une année à coder des programmes calculant des nombres premiers en IUT Informatique, que j’avais créé ma première équipe Counter-Strike (erm, erm… Le nom… c’était skwal) avec Mathieu “Godzi” Petitallot, que j’étais déjà un lecteur assidu et discret, j’ai postulé à cette annonce,

- j’ai été accepté dans la rédaction grâce à un article test (rien que le relire, ça fait mal) que je garde toujours sous la main,

- j’ai découvert un autre monde, côtoyé des gens bien (et parfois, trop souvent, moins bien),

- “force nous est de constater que cette montée en force d’une nouvelle forme de socialisation accrue, supportée par ce qu’on pourrait qualifier, enfin à juste titre, de « miracle de l’informatique communicante » prend aujourd’hui forme autour d’une pratique de jeu bien spécifique : celle du jeu vidéo en réseau“, d’après les mots de Samuelle Ducrocq-Henry, professeur en théories et pratiques des NTIC et du multimédia, spécialisée sur la question de l’interactivité et des sports électroniques dans Les nouvelles tribus ludiques, Ethiques et sports électroniques,

- un jour, j’ai cru être capable d’apporter ma pierre à un édifice où tout restait ( et reste ?) à construire,

- je me suis rendu compte que ce serait l’occasion de me bâtir une personnalité entreprenante et intrigante autant que d’en apprendre sur moi,

- ça m’excite le risque qui subsiste quand on croit en une chose impossible,

- j’aime bien persister dans mes choix quitte à tomber au fond du trou pour me rendre compte des mes erreurs,

- j’apprends lentement et je suis d’un naturel naïf et plutôt idéaliste même,

- nous sommes loin d’être les seuls à suivre ce mouvement initié au milieu des années 90,

- j’apprécie les valeurs que peuvent véhiculer un sport traditionnel et je croyais qu’elles pourraient s’appliquer à quelque chose que je considérais alors comme une composante au domaine sportif,

- même s’il l’est numériquement, je ne perçois pas l’esport comme un mouvement marginal, je pense qu’il appartient à cette traduction gigantesque que l’homme se fait de son évolution, et l’idée d’appartenir à cette aventure me séduisait,

- j’ai été beaucoup touché par les discours totalement délirants (à l’époque, ils l’étaient) de Matthieu Dallon et des autres qui, convertis ardemment à leur cause, me donnait encore l’espoir de sortir de l’état de larve impuissante que j’étais devenu suite à une jeunesse pas terrible,

- je ne connaissais pas au sport électronique à l’époque de défauts,

- je lui en connais maintenant pleins qui méritent d’être soulignés et corrigés,

- quand j’ai vu Lost, je me suis dit que ce serait bien d’être le John Locke de l’Esport… Lulz.

Manuel “manuuu” Raynaud.

7 commentaires

  1. Lap0ng
    25 August 2007

    En commençant à lire je me suis dit “ok, c’est ta vie.”

    Arrivé au milieu je me suis dit “ok, c’est aussi un peu la mienne”.

    Sur la fin je me suis dit “ok, c’est même beaucoup la mienne, et pas que la mienne”.

    Je pense que tous ceux qui ont connu les jeux-vidéo il y a quelques années et se sont pris de passion pour le jeu en réseau au point d’en devenir des acteurs, mêmes modestes, se reconnaîtront ici.

    L’organisation de lans, la participation à des projets plus ou moins grands, les “premières fois” si grisantes au sein d’un staff, les rencontres… de quoi secouer l’arbre à souvenirs :)

    Belle idée ce post :)

  2. mOudj
    25 August 2007

    Je me soulignerais juste une chose. Je me rappele d’il y’a deux-trois ans et de ma vision et l’esport, et de celui que j’ai maintenant. Franchement il y’a de quoi être déçu.

  3. Lep0
    25 August 2007

    hehe, je pense qu’on a tous a peu pres ou eu les meme motivations :)

  4. aazzee
    25 August 2007

    La gloire, le pognon, son nom au panthéon ?
    Rien d’impossible =)
    Rien compris à ce billet a cause de la réfèrence à Lost…

  5. FistOr
    26 August 2007

    L’ESWC ca reste quand meme cool

  6. Julien Dauchy
    26 August 2007

    - quand j’ai vu Lost, je me suis dit que ce serait bien d’être le John Locke de l’Esport… Lulz.

    ahaha xD

  7. L!ghT
    26 August 2007

    Affreusement vrai

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(Commentaire modéré a priori)