
Il y a bien longtemps qu’un tel sujet me titillait. La procrastination étant particulièrement pathologique chez moi, je repoussais sans cesse le moment où je risquerai à me lancer sur ce chemin aussi sinueux qu’il comporte de raccourcis séduisants, de dédales de toute nature ou de voies sans issues : objectif, définir l’esport, le sport électronique, de manière objective.
Clairement, notre univers qui est pour l’instant encore très peu formaté (mais c’est en cours) m’amène à ce premier constat : chacun a sa propre manière de considérer cette nouvelle pratique du jeu vidéo et parfois avec exagération.
J’aimerais particulièrement aborder le statut qu’une majeure partie de la communauté revendique à l’Esport : le statut sportif. Bien souvent, et surtout dernièrement, j’ai changé d’avis sur ce sujet à travers les différents périples qui ont rythmé ma vie dans la communauté.
Quand j’étais joueur et que j’essayais d’optimiser les différentes qualités que réclamait un jeu d’équipe comme Counter-Strike (gestion des placements, des mouvements et de la communication, jeu et esprit d’équipe, psychologie et mental de compétiteur, capacités techniques à faire la différence sur un adversaire et la liste est encore longue…), j’assimilais facilement cet entraînement à la dépense physique traditionnelle d’un sport. D’autant plus que durant les week-end de compétition (les LAN), je transpirais à grosse goutte, et pas simplement à cause de la chaleur. Le stress agissait indéniablement sur mon état physique. Et sur celui d’une majorité de ces joueurs, j’imagine, qui ont cherché, cherchent et chercheront à rationnaliser, sportivement parlant, cette pratique. Du coup, l’évidence semblait se tenir devant moi. Cet usage que nous faisions du jeu vidéo, dans cette perspective de compétition, ne pouvait qu’être assimilée à une pratique sportive que l’on pouvait voir un peu partout, dans les stades, sur les terrains.
Et puis en revenant à ma passion d’origine, l’écriture, en me ré-orientant vers Esportsfrance que j’avais quitté pendant environ 6 mois, j’ai peu à peu fait murir mon point de vue.
Ainsi, j’ai retrouvé la rédaction peu avant l’ESWC 2006. J’y ferai d’ailleurs un tour à ma première Coupe du Monde deux mois après mon retour. A Bercy. C’était irrévérencieusement grandiose. Mais en m’intégrant à nouveau auprès de WoLFoU, wanzerg, dbbg et compagnie, je visais spécifiquement un objectif : celui de parcourir la France durant la saison 2006/2007, une expérience que j’estimais alors nécessaire pour être au contact des différentes organisations, des joueurs et des simples spectateurs venus assister aux joutes esportives.
Du coup, j’ai enchaîné pas mal de couvertures d’évènements : 11 au total parmi lesquels on retrouve les traditionnelles qualifications aux WCG 2006, la Gamers-Assembly, ReSO, Nexen et autre Coupe de France 2007. J’ai aussi participé à des évènements plus intimes (et c’est bien ceux-là qui m’ont fait appréhender au mieux l’esport tel qu’il est) comme la Spirit-Lan 4, l’Anjougame 6 ou la Silver Arena 3. Pardon pour les oublis.
Globalement, j’ai remarqué que toutes ces compétitions ont un dénominateur commun : le fait de se sentir pionnier et ce sentiment touche toutes les couches de ce mouvement numérique. C’est, il me semble, un point clé fondamental pour comprendre la manière dont je perçois maintenant l’esport, quelque chose de différent.
Mais revenons-en au débat. Selon la définition d’un dictionnaire quelconque (Larousse Encyclopédique en couleurs pour l’exemple), le sport est un “ensemble des exercices physiques se présentant sous forme de jeux individuels ou collectifs, pratiqués en observant certaines règles précises et sans but utilitaire immédiat“.
L’origine de la polémique qui agite les défenseurs acharnés de l’esport est née de cette expression qui fait souvent ricaner ceux qui ne connaissent pas notre monde : il est question ici “d’exercice physique” ou “d’activité physique”, cela dépend des dico. A l’évidence, quand vous participez à une compétition de sport électronique, il y a dépense physique. Peut-être légère, peut-être importante mais qu’importe, nos muscles sont mis à l’épreuve de manière inhabituelle. De plus, et même si la dispersion des organisateurs en terme de règles et de formats est encore importante, la pratique de l’esport peut se faire dans des cadres strictes, de régulation et d’équité sportive. Et enfin, on retrouve autant des disciplines collectives (Counter-Strike, Halo…) que des disciplines individuelles (Warcraft 3, Quake 4…). En bref, avec tout ces arguments, on pourrait théoriquement considérer l’esport comme un sport.
Sauf que. Il y a un hic. Sportivement parlant, et de manière analogue dans tous les sports, il y a confrontation physique des corps des athlètes avec leur propre performance sportive. Que ce soit au football, au basket, au ski, au golf, au curling, aux échecs, au bridge, etc. Aucune interface simulée n’existe pour reproduire la performance d’un athlète.
Et dans l’Esport, où en est-on ? Dans n’importe quel match de n’importe quelle discipline esportive, ce sont les “avatars” des cyberathlètes qui influent sur leur terrain de jeu et qui gagnent les points. Jamais un feu goodgame comme Oligan ne pourra rentrer dans Dust2 pour tirer de lui-même dans la partie. Car le sujet même de l’esport est l’utilisation et parfois aussi la confrontation virtuelle d’avatars : en gros, une mesure virtuelle des performances d’un esportif. Il y a interfaçage entre le réel et le virtuel.
Du coup, on se retrouve avec quoi ? On a plusieurs solutions. La première est de faire évoluer la définition du mot Sport qui n’a jamais tenu compte (car cela n’a jamais été prévu) d’une possibilité de terrain de jeu virtuel dans laquel des combattants virtuels, qui s’affronteraient, reproduiraient les mouvements réels d’esportif à travers une interface homme / machine comme une souris, clavier, une manette, un joystick, etc.
Ce qui pourrait à l’occasion donner un truc dans le genre. Sport : Ensemble des exercices physiques, produites dans le réel ou reproduites dans le virtuel, se présentant sous forme de jeux individuels ou collectifs, pratiqués en observant certaines règles précises et sans but utilitaire immédiat.
Quelle est l’autre solution ? A mon avis, plutôt que de devoir absolument s’intégrer comme un sport (ce qui d’ailleurs poserait des problèmes au niveau de ses disciplines, on va le voir plus tard), il serait bien meilleur d’imposer le mot Esport comme une source de disciplines totalement nouvelle. Ainsi, l’Esport ne serait pas un descendant mais un domaine parallèle au Sport. Cognitivement parlant, la nuance est bien difficile à faire. Il faut le voir (bien entendu à moindre mesure et de manière toute relative) comme si on venait de créer l’Art ou l’Industrie ; l’Esport a sa propre identité.
Maintenant, il est nécessaire de définir cette identité. Etant donné l’influence du Sport sur l’Esport, on va y retrouver de nombreuses similitudes. La segmentation de l’Esport est très proche de celle du Sport bien qu’elle puisse encore évoluer. Et d’ailleurs, les futures évolutions du monde de la console (avec la Wii notamment) pourraient nous y amener. Mais deux parasites principaux nous empêchent d’effectuer un parallèle strictement identique avec le Sport traditionnel.
Le premier se situe au niveau des disciplines : le droit d’auteur lié au software s’applique, du moins à l’heure actuelle, aux jeux. Ce qui veut dire qu’une boîte de développement et/ou édition possède pour l’instant les droits d’exploitation d’un Esport. C’est purement en totale contradiction avec un sport comme le football qui n’appartient à personne. Matthieu Dallon d’ailleurs exprimait son avis sur ce sujet pendant l’ESWC : Selon lui, seul un Esport libre de droit (avec des disciplines qui n’appartiennent à personne) peut acquérir une légitimité sportive traditionnelle. Enfin, un second parasite, concernant le monde de la console, existe : il s’agit des droits d’auteurs liés au hardware. Microsoft met par exemple le paquet dans les WCG où aucune console de salon concurrente n’est présente, ce qui est par ailleurs en contradiction avec le projet sportif défendu par le bébé esportif de Samsung : des jeux olympiques de l’Esport… sans toutes ses disciplines ?!?!
Avant de parler des perspectives d’évolution de l’Esport, j’aimerais exprimer mon point de vue sur ce que sont les disciplines dans l’Esport. Ca a été souvent la question et c’est d’ailleurs remis en cause à chaque nouvel évènement national ou international. Dans le cas où l’on considère cet Esport (que j’essaye d’expliquer, j’espère que vous arrivez à suivre) comme une entité à part entière source de disciplines totalement nouvelles, il n’y a aucun problème de compréhension : chaque jeu est potentiellement un support d’Esport et potentiellement une discipline, à condition qu’il permette évidemment la compétition, la régulation et la mesure des performances de ses cyberathlètes.
Du coup, on pourrait même aller plus loin. Jusque-là, il y a le succès que l’on connait de Pro Evolution Soccer, pratiqué en duel dans la plupart des compétitions. On pourrait voir ainsi se développer autant de jeux (et donc d’Esports) qu’il n’existe de Sports, reste à savoir quelles seront les règles à appliquer et ensuite donner un caractère suffisament profond au gameplay pour permettre un véritable enjeu esportif. Alors, à quand un Esport sur le bobsleigh, sur le tir à l’arc, sur le basket ?
Bref, c’est ainsi que l’Esport pourrait se comporter de manière totalement autonome, sans aucun lien avec le Sport. Il pourrait disposer de ses propres Jeux Olympiques Virtuels, ses propres Coupes du Monde et ses propres fédération nationales et internationales en fonction de chaque Esport (de chaque jeu donc, si vous avez bien suivi…). A condition bien entendu que les problèmes de droits d’auteur soient réglés. Et vu l’intérêt que l’Esport provoque en dehors de notre microcosme, il va falloir faire appel à la jurisprudence pour ça.
Concernant le futur de l’Esport, il est simple. La production multiples d’interfaces Homme / Machine dans un cadre ludique (comme le propose la Wii par exemple avec sa wiimote), s’adaptant à de nouveaux usages pourrait provoquer de nouveaux Esports, théoriquement parlant, tant que la performance du pratiquant reste reproduites et donc mesurée virtuellement. Du tir à l’arc sans flèche, du bobsleigh sans glace, du ski sans neige. Allez, on vient de trouver comment relancer le marché de l’arcade !
Voilà pourquoi l’Esport n’est pas de mon point de vue un Sport ni des sports. Mais bon, ce n’est que mon avis de simple âne qui hénnit comme les autres.
Manuel “manuuu” Raynaud.
13 commentaires
5 August 2007
Sauf que. Il y a un hic. Sportivement parlant, et de manière analogue dans tous les sports, il y a confrontation physique des corps des athlètes avec leur propre performance sportive. Que ce soit au football, au basket, au ski, au golf, au curling, aux échecs, au bridge, etc. Aucune interface simulée n’existe pour reproduire la performance d’un athlète.
Et dans l’Esport, où on est-on. Dans n’importe quel match de n’importe quelle discipline esportive, ce sont les “avatars” des cyberathlètes qui influent sur leur terrain de jeu et qui gagnent les points. Jamais un feu goodgame comme Oligan ne pourra rentrer dans Dust2 pour tirer de lui-même dans la partie. Car le sujet même de l’esport est l’utilisation et parfois aussi la confrontation virtuelle d’avatars : en gros, une mesure virtuelle des performances d’un esportif. Il y a interfaçage entre le réel et le virtuel.
Mouais enfin les échecs c’est un peu le même concept…. y a pas vraiment 32 glandus sur un terrains carrelés qui se coupent la tête en se déplacant en crabe…. Le cser déplace son avatar comme le joueur d’échec déplace une de ses pièce…. enfin je chipote…. quoique…. ah bah non. Si je chipotais je dirais qu’une team CS se dépense bien plus en match (Faut les voir s’agiter ces ptits bonhommes quand même) que toute un peloton de tes fichus joueurs d’échecs.
Et puis franchement qu’importe de savoir si c’est un “sport” a proprement parlé ou non…. la question est : Curling sport Olympique. Quelle mix de drogues a coulé dans les veines du comité ?
5 August 2007
pas mieux.
Vraiment intéressant comme billet, avec des idées originales.
bj
6 August 2007
Le terme de sport à la base signifie loisir, expression utilisée par la suite pour qualifier des compétitions. Des loisirs ou différentes parties s’affrontaient pour déterminer laquelles étaient la meilleure. Majoritairement des compétitions de sports physiques, car il faut le rappeller, il y a bien bien longtemps les seuls sports pratiqués à grande échelle, gratifiés de tournois et autre championnats étaient des sports physiques (course etc..).
A partir de ce moment, la définition de sport a commencé à évoluer pour ne prendre en compte que les sports dit physique. (cf.”Le terme de sport a pour racine le mot de vieux français desport qui signifie ‘loisir’. En traversant la Manche, desport se mue en sport et évacue de son champ la notion générale de loisirs pour se concentrer sur les seules activités physiques”). Et c’est bien compréhensible, en leurs temps.
Par la suite (je n’ai aucune idée des grands acteurs) des organisateurs de compétitions/tournois d’echec, de billard (par exemple!, je ne connait pas du tout les pionnés dans ce domaine) ont demandés que leurs “loisirs” bénéficient eux aussi de l’appellation “sport”. En effet leurs hobbies répondaient bien à la définition initiale du mot “sport”. Ils étaient en droit de réclamer l’obtention de cette “marque”. Après de nombreux débats (car comme actuellement des puristes ne trouvaient pas ce terme approprié pour des jeux de ce genre, des jeux “intellectuels”) certains de ces loisirs ont enfin obtenus l’appellation tant désiré de sport (d’autres non, ou n’en avaient simplement pas le désir/la vocation).
Ce que je veut dire c’est que le terme de sport n’est, à l’heure actuelle, plus rien tout seul. On parle aujourd’hui de sport physique et de sport intellectuel. Deux choses quand même très différentes. Si il y a bien longtemps des personnes ont fait évoluer le terme de sport pour ne l’approprier qu’aux jeux physiques, puis que d’autres ont fait bouger les choses afin qu’a côté des sports physique cohabitent les sports intellectuels pourquoi ne pas, en 2007, faire cohabiter à côté des ces deux catégories bien différentes mais fondamentalement similaire une nouvelle catégorie? Celles des sport électroniques. imo.
6 August 2007
vraiment très très intéressant cet article . mon point de vue se rapproche beaucoup du tien.
6 August 2007
Je voulais rajouter cepandant que quoi qu’il se passe, que l’on soit sportif, geek accompli, joueur d’echec professionnel ou les 3 en même temps, dans la pratique, si je leurs dit à tous “on fait du sport?” ils penseront tous au premier abord à une activité ou ils dépenseront beaucoup d’énergie, une activité ou l’on bouge beaucoup, une activité physique. Et l’erreur est peut-être là. Car on a incrusté dans nos mémoire, à tord, le fait que le mot sport, seul, s’associe automatiquement aux sports physiques.
Mais en même temps c’est tout à fait compréhensible, c’est pas normal ni automatique d’hésiter après une question pareille entre “hmm est-ce qu’il veut que l’on fasse un foot? un basket? ou du pocker? une partie d’echec?”. Et pourtant l’echec et le pocker sont eux aussi des sports à part entière.
Aujourd’hui on ne pourra sûrement pas réussir à modifier la définition du mot sport pour qu’il prenne en compte les compétitions ayant lieu grâce à une interface “machine” et se déroulant dans un univers inventé et non accessible pour l’homme. Je pense que c’est peine perdu, sur papier comme dans les mentalités de tout le monde. Mais au contraire je crois que donner officiellement le nom de “sport électronique” à toute ces compétitions/ligues/tournois/championnats etc… n’est pas quelque chose d’impossible et ne pourraît qu’être bénéfique. :)
6 August 2007
Je n’avais pas lu ton billet sur ce sujet et réediterai donc mon commentaire.
Je crois en effet qu’il n’est pas une bonne chose de vouloir assimiler, et donc comparer, l’e-sport au sport “traditionnel”. Considérons les plutôt comme deux activités différentes qui partageraient des similitudes.
Et ce, même si le terme “sport” apparaît dans le mot “e-sport”, et déroute ainsi notre raison.
6 August 2007
C’est pour ça qu’on par le d’E-sport
7 August 2007
A vrai dire, ton véritable argument pour montrer que l’esport n’est pas un sport, est de dire que les protagonistes n’agissent pas directement sur l’action en cours et ne s’affrontent donc pas véritablement.
Pour moi le joueur d’échec déplace les pièces, comme le joueur “esportif”, clique sur sa souris.
En définitive, ce joueur-là se confronte physiquement à ses semblables, au travers du clique avec la problématique suivante : qui utilise mieux la souris ?
Avec ce raisonnement, ton argument ne fait plus obstacle à la reconnaissance de l’esport comme un sport je pense
7 August 2007
La différence, c’est que je recherche pas absolument à assimiler sport et esport. J’essaye de définir l’identité de l’esport. Et son identité reste encore différente de celle du jeu d’échec, qui, à moins que tu ne me prouves le contraire, possède un terrain de jeu dans le réel, contrairement à l’esport. C’est pour moi un point clé de l’identité de l’esport, commun à toutes ses disciplines et qui soit différent du sport.
10 August 2007
Ce que je ne peut toucher n’existe pas….. Depuis le temps que tu traines dans le millieu c’est étonnant que tu puisses encore tenir les propos qu’aurait des non-initiés.
Dans tous jeux, l’espace et le temps sont délimités lors de matchs…. hélas pour nous cet espace est sur serveur et non pas sur gazon :/
Soyez tout de meme moins fermés que vos parents svp.
10 August 2007
Non, c’est pas une question de terrain, c’est une question de transfert. Il y a interprétation des performances de l’homme par la machine et transfert de ses performances sur un terrain qui n’est que virtuel. Et c’est d’après les conditions de ce terrain virtuel (avec les performances virtuelles du compétiteur) qu’un score ou qu’un résultat en est tiré. Au contraire, ce n’est pas une question de point de vue d’un vieux non-initié, c’est un point de vue bien différent et complètement nouveau.
Evite de tomber dans une trop grande facilité d’interprétation qui pourrait te conduire à mal comprendre ce que je dis. Je dis pas que j’ai raison et de toute façon, personne n’a raison, mais je peux dire que mon avis est différent de la case dans laquelle t’essayes de me foutre.
11 August 2007
Une bonne illustration de la non confrontation directe entre les concurrents et du manque de rapports réels, qui est important dans la notion de sport, est l’absence quasi systématique de joie exacerbée au moment d’une victoire, telle qu’on la voit en sport; ce qui étonne beaucoup les spectateurs néophytes.
En effet, les joueurs sont tellement concentrés et doivent faire le plus possible “corps” pendant un certain temps avec un univers virtuel que le soudain retour au réel avec la joie d’une victoire est dur à exprimer. Ce phénomène s’estompe néanmoins dans les jeux en équipe.
Trackbacks & Pingbacks
Le blog d'Esportsfrance.com · Esport ou e-sport ?
Pingback on September 14th, 2007 at 17:57