Monde
Général
Les tournois "esportifs" se multiplient et c'est évidemment une bonne chance pour le développement global de l'esport. Entre les tournois en LAN et ceux sur le net, les joueurs de haut niveau n'ont pas le temps de s'ennuyer.
Une scène bipolaire
Auparavant, c'est à dire en 2002 et avant, on assistait à une scène principalement attirée par deux types d'événements annuels qui constituaient le gros d'un palmarès digne de reconnaissance au niveau international, les CPL, Winter et Summer, et les WCG. Depuis, les choses ont changé avec notamment une mise en second plan des CPL, et l'arrivée de nouvelles compétitions, l'ESWC et les WEG. Ces changements sont pour moi la conséquence de choix stratégiques en terme d'images, qui ont fait de ces nouveaux événements des institutions de l'esport, indépendantes du niveau de jeu proposé, ou de la qualité de l'événement.
La Cyberathlete Professional League, un géant en déficit d'image
Si la CPL est pionnière dans le domaine, elle n'a pas su conserver sa notoriété par un déficit d'image. Ses dirigeants n'ont pas réussi à en faire un équivalent de championnat mondial, de coupe particulièrement prestigieuse, c'est à dire autre que par le niveau du plateau de jeu. On peut résumer leurs erreurs à deux principales que sont le mauvais choix de jeux et le développement par le cashprize. Recadrer les CPL à CS, en incluant parfois Warcraft 3, mais pas toujours, en mettant en avant des jeux sans communauté, PK en est l'exemple ultime. Ensuite, le développement par le cashprize ne s'est pas avéré payant. Les frais d'inscription à 100$ par joueur en ont sûrement refroidi plus d'un, sans compter les voyages à la charge des équipes/joueurs. On pourrait également mentionner le caractère nomade avec des étapes en Europe, voire dans le monde entier avec le CPL World Tour. Mais l'image n'est pas claire, on sent clairement que la CPL se cherche. L'esprit était de faire de la CPL, le tournoi incontournable pour l'unique raison que son cashprize proposé eut été le plus important. Résultat, une compétition qui s'est complètement dénaturée et qui se fond de plus en plus dans le moule des lans traditionnelles.
World Series of Video Games, une structure innovante
Les projets à long terme du leader emblématique de cette organisation, Angel Munoz, semblent même ne plus être compris par les employés de la société. En effet, Scott Valencia, à un poste haut placé, a récemment quitté la CPL pour prendre la tête d'un nouveau venu sur le marché, les WSVG. Les WSVG souhaitent se démarquer de l'organisateur américain historique, ils reprennent pour autant un fonctionnement déjà existant, qui est calqué sur le CPL World Tour. Différentes étapes, dans le monde entier, dont certaines sont carrément organisées en partenariat avec la CPL, correspondent à une image de réelle ligue du jeu vidéo. Ce sont huit étapes qui mènent à un tournoi final, que l'on pourrait qualifier de masters. Le parallèle avec les ligues des autres sports est clair, avec le tennis entre autres et ses tournois ATP, débouchant sur les ATP Masters. Ici, l'image dépend sans doute de la volonté du sponsor principal, Intel, qui souhaite bénéficier d'une publicité tout au long de l'année, aux quatre coins du globe. Si la compétition esportive dépasse ici le côté institutionnel représenté par une coupe du monde ou des jeux olympiques, l'originalité de l'idée couplée à une gestion mieux appréhendée que celle de la CPL peut sans doute convaincre les joueurs.
World Cyber Games, le créneau olympique
Les WCG existent depuis déjà plus de 5 ans et ont une physionomie totalement différente. Le créneau choisi est la comparaison avec les jeux olympiques. Cette image, présente au plus haut point, jusque dans les logos de la compétition avec les anneaux, est un gros point fort et symbolise réellement une compétition internationale annuelle, un rendez vous immanquable. Pour pousser cette image au maximum, le choix de jeux est méticuleusement fait, avec très peu de remodelages (CS -> CS:CZ, même si ce changement a eu des conséquences regrettables) et d'ajouts. On se base sur des valeurs sûres, les RTS, très populaires dans la patrie d'origine des WCG, la Corée du Sud, auxquels on ajoute des jeux de console, et bien sûr, CS. A ne pas oublier, les tournois par nation qui orientent encore plus l'aspect compétition, d'un côté personnel au côté collectif, national. Les cérénomies d'ouverture et de clôture sont donc, à la manière des jeux olympiques, une démonstration des "athlètes", défilant derrière leur drapeau. Un cocktail qui ratisse large et qui donne une image d'universalité de la compétition. Le vainqueur des WCG devient un champion de jeux vidéo. L'image forte de la compétition ne tiendrait pas sans la volonté de son principal (et unique?) sponsor, Samsung qui met en avant ses technologies pour améliorer sa propre image, pour en fin de compte un budget relativement peu élevé au regard du côté "jeux olympiques" voulu.
Electronic Sports World Cup, la coupe du monde
A côté, on a la fameuse Coupe du Monde des Jeux Vidéo, l'ESWC. Tout d'abord à l'origine d'un simple gros tournoi ponctuel, Ligarena a su trouver son créneau en 2003 après plusieurs LAN Arena. Lan Arena, ce n'était pas un nom destiné à perdurer, associé à un compteur qui, la plupart du temps, ne signifiait rien avant la 6 ou 7è édition. Là ou Games Services, anciennement Ligarena, a fait preuve de grande intelligence, c'est ce fameux changement de nom, d'image de leur compétition, ainsi que de son système de qualifications.
L'engouement pour les tournois de Ligarena ne s'est pas accru lorsque le cashprize a augmenté, ou lorsque le niveau général s'est amélioré, mais lorsque l'image qu'a revêtue la compétition s'est modifiée. D'un simple (gros) tournoi, on est passé à une coupe du monde, ce qui en fait l'un des tournois les plus attendus et les plus réussis de l'année. Là encore on retrouve les valeurs qui font de cette compétition une vraie coupe du monde : qualifications régionales, nationales et diversité maximale des participants. Et l'appui sur un partenaire avec d'importantes ressources, nVidia. Bref, on est en présence d'un nom attractif qui donne une valeur certaine aux meilleurs participants en leur décernant les titres de "champion du monde, vice champion du monde etc". Nouvel aspect en développement continu, le spectacle. D'abord au Palais des Congrès du Futuroscope, puis dans le Futuroscope, avant de rallier Paris et Le Louvre, l'ESWC prend désormais place au POPB, qui pour la première fois est une enceinte sportive, s'adaptant donc particulièrement aux événements dits.
World E-Sports Games, l'Asie en ligne de mire
On a donc à notre disposition les jeux olympiques et la coupe du monde, alors où peut-il bien y'avoir encore de la place pour de nouvelles compétitions majeures.
Les WEG ont une place bien particulière dans le paysage de l'esport. Un peu en déficit d'image d'un point de vue classique, on ne sait pas bien à quel type de compétition on a affaire. Ce dont on est sûr en tout cas, c'est que le public visé est principalement asiatique et le modèle est très inspiré sur les ligues télévisées coréennes. En quelque sorte, l'image donnée par les organisateurs de leur compétition reflète l'idée suivante : "on fait du RTS à notre manière et pour ramener du public esportif plus généraliste, on met CS". L'alliage n'est pas très convaincant, surtout du point de vue spectacle, avec aucun HLTV pour les matches CS, seulement des VOD pour War3. Les WEG font office de "challenge asiatico-européen", avec un tropisme vers les joueurs chinois/coréens, invités en plus large nombre que les européens. Par européen est désigné occidental. Ceci dit, plus d'un an et demi après leur création, les WEG non seulement se maintiennent mais se développent. WEG Masters en est la preuve avec de plus en plus de fans qui attendent le tournoi avec impatience.
L'avenir des organisateurs directement lié à l'image qu'ils renvoient
Malgré une périodicité semestrielle et une image bien différente de ses concurrents, les WEG ont un avenir prometteur, notamment sur la scène asiatique ou leur notoriété fascine déjà plus qu'un ESWC ou que des WCG.
Ceci dit, grâce à un placement intelligent sur l'échiquier des types de compétitions, les deux piliers annuels que sont l'ESWC et les WCG brilleront encore et toujours. Reste à savoir si les organisations américaines de compétitions internationales vont enfin trouver leur propre image, et donc leur place parmi ses concurrents, qui se sont déjà bien positionnés. Mais la croissance de l'esport un peu partout dans le monde pourrait donner lieu à de nouveaux choix stratégiques et ainsi changer la donne. Ce sont en effet de nouvelles idées, comme celles qu'avance Matthieu Dallon, Président de Games Services, qui vont faire évoluer l'esport. CPL, WSVG, ESWC, WCG et WEG pourraient donc bien se battre pour de nouveaux créneaux, susceptibles de clarifier et d'améliorer leur image au sein du public.
28/08
NGL TWO : Lyra qualifiée (77)
28/08
NWL : Fin de la première phase (60)
28/08
(MAJ) Qualifications EMS S3 : Les demis (13)
24/08
ET relance ses ladders (0)
24/08
EPS.de XIII J2 : Un rythme soutenu (1)
24/08
ESWC : Changement de format (27)
24/08
ENC : la R. Tchèque triomphe (14)
24/08
wNv en mauvaise posture (8)
24/08
eSports Award 2008 : Récompenses (18)
24/08
Ça va bouger chez ALTERNATE (6)
WSVG > WCG > ESWC.
Mais quoiqu'il en esoit, c'est quand même cool tout ça !
Des compèts', des organisateurs, de la presse...
Il ne manque plus que des VRAIS partenaires pour les équipes, et on se rapprochera d'un rêve commun.
pluche, pluche ...
bigre !
Tous les tournois ont leurs bons côtés !
Mais ce qui manque c'est une VRAIE fédération mondiale du sport éléctronique.
Avec de vrais acteurs, non impliqués dans des sociétés à but lucratif, bref un organisme pour encadrer cette discipline interactive naissante.
Parcque quand tu écoutais Munoz il y a deux ans, le e-sport ne pouvait que marcher par le biais de la CPL, si tu regardes l'itw de Dallon tu vois carrément qu'ils pensent être les meilleurs au monde. Et dans le futur ce sera Scott Valencia qui sera encensé...
Ce n'est pas aux organisateurs d'events, surtout si ce sont des sociétés, de dicter la conduite du e-sport qui est pratiqué par une grande masse.
Les problèmes sont loin d'être résolu, mais clairement, plus on aura de tournoi, plus le marché sera grand, plus on sera reconnu, plus on aura de retombées médiatiques, donc plus de soussous pour les vrais stars du e-sport.
enfin 3 jour de compete ces peux je trouve il devrai l'espacer sur 5 a 6 jour.
pour finir ce demerdé pour remplir paris bercy, ces domage davoir eut autatn de place vide
Mais si on pouvait déjà accéder à la première étape dans l'e-sport, l'homogénéisation des règles, ce serait une première révolution.
Je trouve l'article peu objectif et reflétant l'avis des organisateurs de l'eswc.
Le budget des WCG est bien plus supérieur que l'eswc. Le sponsor principal SAMSUNG donne plus que Nvidia mais la part des autres sponsors et leur nombre est bien plus élevé aussi pour les WCG que l'eswc. C'est les orga de l'eswc qui ont lancé cette fausse rumeur comme quoi SAMSUNG était le seul sponsor. Pour la qualification en france, c'est effectivement le cas, car samsung s'addresse à gamefed qui est incapable de trouver un sponsor ( du à la présence de l'eswc surtout ).
Les WCG sont une immense réussite depuis leur début et l'eswc essaye de rattrapper leur immense retard sur eux, arretons d'être chauvin.
Apres, nous sommes sincérement désolé, mais comme nous l'avons vu avec orange en france qui interdit la diffusion des résultats sur une radio du net en france, vous comprendrez que les accords avec les TV chinoises et Corennnes réunissant des millions de téléspectateurs, les orga ne puissent pas mettre en place des Waaagtv ou de HLTV ( stream rapide et gratuit sur le net pour war3 et cs )...
J'ai adoré la critique sur les choix des asiatiques qui mettent du RTS à gogo avec CS. Mais il faut bien être réaliste, eux on fait le choix de prendre une scene professionnelle plutot que de mettre en valeur des jeux qui ne passent pas l'année avec des champions d'un jour, d'une competition. En effet, il n'y a qu'à regarder TM ou grandtourismo à l'eswc... apres les asiatiques, je pense voudraient bien mettre un FPS, mais la division de cette communauté pourtant immense fait qu'elle est réduite.... lorsque ces joueurs d'une compétition à une autre doivent s'entrainer à quake4, doom3, UT2006, Halo2.....
Les WEG ont déjà dépassé l'organisation de l'ESWC. Regardez le spectacle offert entre bercy et les VOD des WeG... les cash-prizes offerts... les joueurs présents...
Moon a peut etre privilegié les WEG a l'eswc mais sinon le niveau était plus important a paris.
Les WEG ne sont pas comparable a l'ESWC, 2 jeux, 8 equipes ou joueurs, on ne fait pas une coupe du monde avec si peu de monde, et tres peu de diversité geographique (2chinois, 2 euro, 4 cor).
Apres c'est pas des millions de joueurs qui regardent les streams w3 et cs aux WEG, c'est bien moin que cela, si ca passe les 50 000 c'est deja enorme.
Samsung est bien le seul sponsor des WCG, apres y'a un accord avec microsoft pour mettre des jeux XBox mais c'est tout. Apres pour les qualif nationales, c'est possibles qu'il n'y est pas que samsung. Je te met au defit de trouver des traces d'autres sponsor sur le site des WCG.
Apres niveau show, l'ESWC a encore franchi un cap, meme si les fans de certains jeux ont ete decu. et WCG, y'a pas plus de match w3 sur scene qu'a l'ESWC... avec quasiment aucune wtv...cf WCG2005 ou j'ai vu 3 match sur scene streamer, et 4 WTV (ToD vs Sky et Sky vs Short).
Edité le 14-07-2006 à 10:39:46 par esports`ZplaX
T'aurais pas oublier cs:cz et cs:source par hasard ? ...
par contre sur le show proposé entre les deux je vais pas métendre la dessus perso telement le commentaire est pas crédible lorsqu'on ne sait pas ce qu'implique l'organisation d'un événement comme un WEG ou ESWC.
Ensuite je vois pas ou games services lance des rumeurs sur les sponsos des wcg, bien la première fois que j'entend ca... c'est amusant les propos qui sont prêtés aux uns et aux autres parfois par des personnes mal placées :)
Edité le 14-07-2006 à 14:10:45 par WerKa
Par ailleurs, choisir fifa (pour les wcg) me semble vraiment iréel tant PES a prouvé qu'en matière d'e-sport, il le dépassait sur un maximum de points.
Personnellement, et dieu sait que je ne supporte pas GS sur tous les points, il me semble néanmoins que le choix des disciplines est beaucoup moins contestable à l'eswc qu'aux wcg.
Apres TMN est dans sa 3eme forme, et a une comunauté tres active et pas que en France. De plus Nadeo est un des rare editeur a tout faire pour que son jeu soit un jeu de competition.
Edité le 14-07-2006 à 15:01:33 par esports`WoLFoU
Grubby, Moon, ToD, Lucifer, Sky, FoV
A Paris seul manquer Moon contrairement à FoV et Lucifer aux WEG donc oui je persiste à dire que le niveau ESWC>WEG