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Les LANs sont-elles en perte de vitesse ? 
par Sylvain ahriman Maillard
le Lundi 25 Septembre 2006 - 22:01



Malgré ce tableau la situation n’est pas dramatique. Les LAN Party françaises sont loin d’être à l’agonie et le phénomène témoigne plus d’un essoufflement que d’une totale rupture avec les joueurs. Mais ces signes sont à prendre au sérieux et des solutions doivent être trouvées pour re dynamiser un secteur pilier de l’esport.

Elles sont multiples et peuvent être rapidement mises en place. Dans un premier temps
il serait ainsi préférable de voir certaines petites associations se regrouper, voire fusionner. Moins de LAN Party n’est pas forcément un mal mais plutôt une évolution vers plus de qualité et de stabilité pour celle-ci. Cette démarche à plusieurs avantages. D’une part l’association en résultant dispose d’un staff beaucoup plus conséquent. Elle risque donc d’être beaucoup moins en sous effectif pour l’organisation de ses LAN Party. Ensuite cela permet de réunir les compétences, les contacts, les relations, les joueurs. En effet l’intérêt est aussi de mieux rassembler ces derniers. Là où deux associations proches n’arrivent plus à remplir leur LAN en se regroupant elles le feront plus facilement. Elles éviteront du coup des désillusions et des problèmes de trésorerie à cause d’un manque d'inscrit.

Des associations ont déjà sauté le pas comme PxL et Bconnect en fusionnant début 2005. Elles enchaînent désormais les éditions et ne désemplissent pas. Si l’entraide entre associations organisatrices est déjà importante elle doit encore se renforcer. Cela passe notamment par des petites initiatives comme celle de la NeXeN qui a créé sur son forum (Cf. Lien) un espace réservé aux autres organisateurs. Le site d'actualité des LANs Actu-lan.com a fait de même dans le sien (Cf. Lien).

We want you !

Il ne faut pas que les associations aient aussi peur de dire qu’elles ont besoin d’aide dans leur staff. Ce n'est pas un signe de faiblesse. Elles doivent communiquer dans leur propre forum ou celui de site Internet d’actualité, lancer des recrutements et s’ouvrir aux candidatures. Les joueurs à leur tour qui sont motivés ne doivent pas hésiter à proposer leurs services. Et qu’ils se rassurent, même si l’organisation d’une LAN Party n’est pas quelque chose de facile c’est une expérience très intéressante et formatrice.

Ensuite les joueurs doivent apprendre à être moins durs avec ces mêmes staffs. Ils doivent prendre conscience de la difficulté que c’est d’organiser une LAN Party, de la masse de travail et des risques que prennent les associations pour eux. Sinon ce sera une crise des vocations auxquels nous assisterons.

S’ouvrir aux autres communautés

Faire revenir les joueurs ou en attirer de nouveaux est l’autre grand challenge des organisateurs de LAN Party. Plusieurs axes sont possibles. Pour les nouveaux joueurs trouver un jeu aussi populaire que Counter-Strike est pour le moment impossible. Mais des pistes existent pour organiser des tournois d’appoints au côté du hit de Valve. Il faut  se tourner vers d’autres mods qui font leur trou petit à petit dans le paysage à l’instar de TMN, Dota et surtout CS:Source. Et ce ne sont pas leur communauté qui s’en plaindront.
Dans ce contexte Day of Defeat est en bonne place aussi. Quelques tournois ont été organisés la saison passée. Mais à part celui de la Meta-Lan aucun n’a dépassé les 7 équipes. Pourtant il faut persévérer dans ce type d’initiative et vers les communautés autres que Counter-Strike et Warcraft 3.

Dans le même esprit le rapprochement qui sait opéré entre les aficionados de Pro Evolution Soccer et les LANs depuis deux ans est un bon exemple à suivre. Ce n’est pas la seule communauté qui existe en France et qui se déplace pour se retrouver et disputer des tournois. Ainsi pourquoi ne pas se tourner vers la scène du pro fighting sur les jeux de combat 2D et 3D (Tekken, Soul Calibur, Street Fighter 3 etc) ? Leurs tournois se déroulent principalement dans des salons et festivals de type japanimation. Leur proposer d’en organiser lors de LAN Party est une piste à creuser. Toujours dans le même genre il existe bel et bien une communauté de joueurs de simulation de course notamment sur GT 4 et GTR. Mais elle peine à se développer et à se rencontrer dans des lieux. Les LANs Party peuvent là aussi devenir leur lieu de rassemblement. La frontière est très mince entre joueurs PC et console et le rapprochement entre les deux est bénéfique pour tout le monde. Les LAN Party doivent s’ouvrir encore plus aux communautés évoluant sur toutes les plate formes. Lorsque l’on voit des événements comme la Gamers Assembly ou Atomic ReSo on se dit qu’elles ont les moyens d’être le point de convergence de tous ces courants du jeu vidéo multijoueur.

Cet important enjeu autour des LAN Party doit être l’affaire de tout le monde, aux communautés de montrer leur mobilisation dans les tournois qui leur sont proposés, aux joueurs d’être plus tolérants et compréhensifs, aux associations à se serrer les coudes pour ne pas s’éparpiller ou se lancer dans une course à la plus grande LAN de l’hexagone. La nouvelle saison qui démarre doit être une réconciliation des joueurs avec les LAN et une consolidation de ces dernières.

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